Lundi 22 décembre 2008
1
22
/12
/2008
16:32
Histoire des origines de la langue française,
d'Adolphe Granier de Cassagnac.
Chapitre IV.
LA LANGUE FRANÇAISE N’A REÇU NI SES MOTS LATINS DES ROMAINS,
NI SES MOTS GRECS DES PHOCÉENS.
Personne n'a osé faire la théorie historique de la dérivation du français,
par rapport au latin. — On s’est borné à affirmer le fait, sans l’expliquer. — Deux langues peuvent avoir des mots communs, sans se les être communiqués. — Mots sanscrits nombreux dans le
latin. — Mots grecs nombreux qui sont dans le français et dans les patois de la Gaule. — D’où viennent-ils ? — On les a attribués à l’action des Phocéens de Marseille. — Les Phocéens ne peuvent
avoir porté leur langue dans les contrées où ils n'ont pas pénétré, telles que l’Ile de France, la Bretagne, la Gascogne. — Il va être montré que le français ne doit ni ses mots latins aux
Romains, ni ses mots grecs aux Phocéens. — Histoire des légions de César. — Où avaient-elles été levées ? — Quelles langues parlaient-elles ? — La 7e, la 8e, la 9e, la 10e, parlaient italien,
c'est-à-dire tous les patois antiques de l’Italie. — La 11e, la 12e, la 13e, la 14e, la 15e, la 16e et la 1re parlaient gaulois et illyrien. — Détails et preuves. — A l’époque de César, il n'y
avait dans les armées, qu'un Romain contre dix Italiens. — Sous Auguste, il n'y avait qu’un Romain contre treize Italiens. — Sous Claude, il n'y avait qu'un Romain contre vingt-trois Italiens.
— A partir des Antonins, les Romains ne formèrent plus qu'un pour cent. — On ne parlait donc pas latin dans les armées romaines à partir de César, et ces armées, enfermées dans des camps, ne
communiquaient pas avec les populations. — Quant aux Phocéens de Marseille, de Roses et d’Ampurias, ils ne parlaient plus grec du temps de César. — Ils parlaient gaulois et espagnol. — Preuves.
— D’ailleurs, les Phocéens n'avaient pu porter le grec dans les pays avec lesquels ils n'avaient pas de relations. — Liste des mots grecs qui se trouvent dans les dialectes de l’Ile de France,
— de la Gascogne, — de la basse Bretagne. — La présence dans les dialectes de la Gaule soit des mots latins, soit des mots grecs ne peut donc s’expliquer que par l’origine commune des peuples
qui parlent les langues où se trouvent ces mots.
Le chapitre entier en format Word (32 pages)
Par Gilles Gomel
-
Publié dans : Granier de Cassagnac
0
-
Recommander