Samedi 11 avril 2009
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Histoire des origines de la langue
française,
d'Adolphe Granier de Cassagnac.
Chapitre
IX.
PATOIS ANTIQUES DE L’ITALIE. — L’OMBRIEN, L’OSQUE, L’ÉTRUSQUE.
Commencement modeste de la nation romaine. — Isolement des peuples italiens, causé par la différence de leurs
langues. — Les Romains leur donnent plus tard un lien, par la langue latine. — Nombre et diversité des alphabets italiens. — Langues antiques de l’Italie retrouvées dans les inscriptions. —
Nombre de ces inscriptions. — Temps qu’il a fallu pour les lire et les interpréter. — Six langues principales de l’Italie antique. — Latin rustique, ombrien, sabin, osque, étrusque, gaulois. —
Leurs limites. — C’étaient les dialectes d’une même langue. — Les anciens Italiens s’entendaient avec peine ; les Romains ne les entendaient pas. — Preuves de ce fait. — Ce phénomène se reproduit
dans l’Italie moderne, en Espagne et en France. — Comparaison de l’OMBRIEN et du LATIN. — Comparaison de l’OSQUE et du LATIN. — Ces trois langues avaient un vocabulaire commun. — Elles étaient trois dialectes de l’italien antique. —
DIALECTE ÉTRUSQUE. — Principes qui doivent présider à son étude. — Le toscan moderne doit ressembler à l’étrusque
ancien. — Les Grisons ou Rhètes sont Etrusques. — Témoignages des historiens. — Leur langue justifie ces témoignages. — Exemple. — Il faut distinguer la langue sacrée des Etrusques de leur langue
populaire. — La première est encore un mystère. — Inscriptions en langue sacrée. — Inscriptions en langue populaire. — Elles sont dans les tombeaux. — Sens de larth, de thana,
de sec, d’avil. — Erreur des philologues. — Détails. — Ril. — Sens de lupu. — De tularu. — Nom des femmes étrusques. — Nom des enfants. —
Interprétation de mots étrusques. — Turcis. — Lanista. — Phius. — Subulo. — Arakos. — Æsar. — Tous ces mots sont gaulois. — Noms d’hommes, de héros, de dieux. — Les patois antiques de
l’Italie déclinent et conjuguent comme les dialectes gaulois. — Erreurs des épigraphistes réfutées par les textes mêmes. — Exemples. — Les patois antiques de l’Ombrie, du Samnium sont les mêmes
que les patois français actuels. — Preuves. — Ils ne venaient pas du latin. — Il en est de même des patois italiens modernes. — Exemples. — Ils sont identiques à nos patois. — Les uns et les
autres sont donc nationaux, originaux, et non dérivés.
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Par Gilles Gomel
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Publié dans : Granier de Cassagnac
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