Mercredi 21 janvier 2009
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J'ai reçu ce message de Michel Desfayes :
* Pour être précis, l'extrait rapporté par Michel Desfayes est tiré de la préface de Levesque de La Ravalière de l'édition de 1742 des Poésies du roi de Navarre, texte très inspiré, titré « Histoire des révolutions de la langue française, depuis Charlemagne jusqu'à Saint Louis ». La Ravalière « oppose avec des accents singulièrement populistes le latin, langue de l'élite cultivée et du clergé, au langage quotidien du "gros de la nation", autrement dit le gaulois », s'offusque Mme Vanwelkenhuysen (dans un travail d'université sur "l'étymologie totalitaire en France au dix-huitième siècle").
Cher Monsieur,
Article de Hins, version en anglais : L'autre solution n'est pas faisable car je n'ai pas l'article sur mon site. Mais vaut-il la peine de le mettre sur votre site ?
Je ne connaissais pas l'Origine du français de Jean Espagnolle avant d'avoir vu la référence sur votre site (ni l'Origine du basque que j'aurais bien voulu voir). Malheureusement ces ouvrages ne se prêtent pas et sont donc inaccessibles pour moi qui suis loin des grandes bibliothèques.
(...)
J'espère que toutes vos difficultés sont résolues et vous salue amicalement.
Michel Desfayes
En tout tems nous avons eu une Langue Vulgaire; mais le Latin l'avoit tellement offusquée, qu'on la croyait perdue. Nul Auteur, pendant près de trois siècles, n'osa s'en servir en écrivant ; ceux, qui les premiers tenterent de le faire,furent troublés par la crainte que leurs Ouvrages ne fussent méprisés, à cause du langage dans lequel ils les composoient. (Thibaud [13e s.], Les Poësies du Roy de Navarre, tome premier, p. ix. Guérin, Paris*).
Article de Hins, version en anglais : L'autre solution n'est pas faisable car je n'ai pas l'article sur mon site. Mais vaut-il la peine de le mettre sur votre site ?
Je ne connaissais pas l'Origine du français de Jean Espagnolle avant d'avoir vu la référence sur votre site (ni l'Origine du basque que j'aurais bien voulu voir). Malheureusement ces ouvrages ne se prêtent pas et sont donc inaccessibles pour moi qui suis loin des grandes bibliothèques.
(...)
J'espère que toutes vos difficultés sont résolues et vous salue amicalement.
Michel Desfayes
En tout tems nous avons eu une Langue Vulgaire; mais le Latin l'avoit tellement offusquée, qu'on la croyait perdue. Nul Auteur, pendant près de trois siècles, n'osa s'en servir en écrivant ; ceux, qui les premiers tenterent de le faire,furent troublés par la crainte que leurs Ouvrages ne fussent méprisés, à cause du langage dans lequel ils les composoient. (Thibaud [13e s.], Les Poësies du Roy de Navarre, tome premier, p. ix. Guérin, Paris*).
Ausone — « Ausonius » pardon! — (ca. 309-394), né à Bazas en Gironde, dit que son père
ne parlait pas couramment le latin, mais avait une connaissance adéquate du grec (Dom. 4, 9-10). Quelle était donc sa langue maternelle sinon le gallo-roman (le gascon, en l'occurrence)
? »
* Pour être précis, l'extrait rapporté par Michel Desfayes est tiré de la préface de Levesque de La Ravalière de l'édition de 1742 des Poésies du roi de Navarre, texte très inspiré, titré « Histoire des révolutions de la langue française, depuis Charlemagne jusqu'à Saint Louis ». La Ravalière « oppose avec des accents singulièrement populistes le latin, langue de l'élite cultivée et du clergé, au langage quotidien du "gros de la nation", autrement dit le gaulois », s'offusque Mme Vanwelkenhuysen (dans un travail d'université sur "l'étymologie totalitaire en France au dix-huitième siècle").
Par Gilles Gomel
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Publié dans : Michel Desfayes
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