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    <title><![CDATA[La langue verte et la cuite (Jean Espagnolle)]]></title>
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    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Jean Espagnolle&quot; du blog &quot;La langue verte et la cuite&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 16:23:14 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 16:23:14 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.la-langue-verte-et-la-cuite.com</copyright>            <category>Jean Espagnolle</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Monsieur Daron]]></title>
        <link>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-monsieur-daron-47803960.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.monsieurdaron.com/"><img src="http://img.over-blog.com/300x203/1/98/52/61/Monsieur-Daron.jpg" class="CtreTexte" alt="Monsieur-Daron.jpg" height="203" width="300"></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 11:43:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e732cbc0e7744b023ebe6ca43a5260f3</guid>
                <category>Jean Espagnolle</category>        <comments>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-monsieur-daron-47803960-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La langue galote, ou galou]]></title>
        <link>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-la-langue-galote-ou-galou-47803781.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #333300;"><span style="color: #333300;"><strong><span style="font-size: 14pt;">&nbsp;</span></strong></span><br>
    <br></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="color: #333300;"><span style="font-family: arial; font-size: 14pt;">Pantagruel rencontre un soir, aux portes d’Orléans, certain écolier à qui il demande d’où il vient, et celui-ci
    lui répond : « De l’alme, inclyte et célèbre académie que l’on vocite Lutèce. » Le dialogue se poursuit longtemps sur ce ton, et, à la fin, Pantagruel impatienté d’entendre un tel charabia dit à
    l’écolier : « Par Dieu, je vous apprendrai à parler ; mais devant respond moi, d’ond es-tu ? — L’origine primeve de mes aves et ataves fut indigene des régions Lemoviques, ou requiesce le corpore
    de l’agiotate sainct Martial. — J’entends, dit alors Pantagruel, tu es Limosin pour tout potage, et tu veux ici contrefaire le Parisian. Or, vien ça que je te donne un tour de peigne. » Et il lui
    saute à la gorge. L’écolier crie aussitôt : « Hau, hau, laissas a quo, au nom de Dious, et ne me toucas grou. » A quoi dit Pantagruel :</span> <span style=
    "font-family: arial; font-size: 14pt;">«</span> <span style="font-family: arial; font-size: 14pt;">A cest heure parles tu naturellement. »<br>
    <br></span> <span style="font-family: arial; font-size: 14pt;">Cette scène amusante dépeint à merveille ce qui est arrivé à nos premiers auteurs français : comme le latin était alors la langue
    savante de la Gaule et la seule qu’on y écrivait, ces malheureux rougirent de leur propre idiome et voulurent latiniser à leur tour ; mais, la phrase longue, synthétique et inversive des Romains
    allant mal à leur génie alerte et vif, ils lui donnèrent la tournure gauloise et remplacèrent sans gêne, par des mots nationaux, les mots latins qu’ils ignoraient : de là cet amalgame étrange, ce
    bariolage choquant de latin et de gaulois qu’on rencontre dans les premiers monuments de notre langue.&nbsp; Cela n’est pas plus le français primitif que le français du Limousin, rabroué par
    Pantagruel, n’est celui du seizième siècle.<br>
    <br></span> <span style="font-family: arial; font-size: 14pt;">Dans le Béarn, on nomme, par moquerie, <em>francimants</em> les hommes qui ont la prétention de parler le français sans le savoir.
    Dans un sens analogue, nos premiers écrivains gaulois étaient des <em>latinants,</em> s’il est permis d’user de ce barbarisme.<br>
    <br></span> <span style="font-family: arial; font-size: 14pt;">Pourquoi, par exemple, l’auteur de <em>la Chanson de Roland</em> emploie-t-il : <em>ferir, ocire, tolir, entendre,</em> c’est-à-dire
    <em>ferire, occidere, tollere, intendere,</em> quand sa langue lui fournit : <em>frapper, tuer, embler, oïr ?</em> Pourquoi se sert-il encore de ces mots latins : <em>iloec, frunt, vis, ire,
    dulur, senestre, estultie,</em> quand il a sous la main dans sa langue maternelle : là, antix, cara, cole, ache, gauche, folie ? Pourquoi ? parce que c'est un <em>latinant,</em> comme le Limousin
    de Rabelais. Les troubadours et les trouvères furent, à proprement parler, les premiers écrivains français, parce qu’ils se servirent sans vergogne de la langue commune, c’est-à-dire du
    <em>galou.</em> Plus un auteur de notre pays néglige l’élément latin, et plus il est original, piquant et savoureux. Le charme de La Fontaine vient en grande partie de là. (…)<br>
    <br></span></span>
  </div>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 10pt;">(Jean Espagnolle, <em>la Clef du vieux français.</em>)</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 10pt;"><br></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 11:40:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f9f0e213c4654a46c89eafc8890a417d</guid>
                <category>Jean Espagnolle</category>        <comments>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-la-langue-galote-ou-galou-47803781-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La clef du vieux français]]></title>
        <link>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-la-clef-du-vieux-francais-47794310.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;"></div>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial; font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #333300;"><strong>La clef du vieux français</strong></span><br>
    <br>
    A l’époque de la conquête romaine, notre pays parlait le gaulois qu’on nommait aussi <em>galou</em> ou langue <em>galote.</em> Plus tard, quand le latin, qui était la langue de l’administration,
    du prétoire et de l’école, commença à se répandre parmi les classes élevées de la nation, il y eut une véritable lutte entre l’idiome du vainqueur et celui du vaincu, et ce fut celui-ci qui
    triompha. Il reçut sans doute de nombreuses blessures pendant cette mêlée de cinq siècles, mais ses parties vives ne furent pas atteintes, comme il est facile de le constater en étudiant avec
    soin les poèmes du douzième et du</span> <span style="font-size: 12pt;">treizième</span> <span style="font-size: 12pt;">siècle. L’élément latin s’y trouve infiniment plus faible que l’élément
    gaulois, et l’on observe partout que notre article a résisté à la déclinaison latine et ne lui a jamais laissé prendre sa place.<br>
    <br>
    Trois choses paraissent avoir trompé la nouvelle école : 1° la ressemblance des langues méditerranéennes et du latin ; 2° le mélange du latin et du français dans nos vieilles chartes ; 3° le
    bas-latin qu’elle a regardé comme du latin populaire, tandis qu’il n’est, en réalité, que du gaulois latinisé.<br>
    <br>
    Cette ressemblance lui a fait croire que l’italien, l’espagnol et le français venaient du latin.<br>
    <br>
    Ce mélange lui a fait à ce point illusion qu’elle n’a vu partout, dans le français, que du latin évolué.<br>
    <br>
    Le bas-latin, enfin, l’a aidée à bâtir son système, qui repose tout entier sur cette triple erreur.</span><br></span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: left;"></div>
  <div style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 10pt;">(Jean Espagnolle<em>, La Clef du vieux français</em>, 1890.)</span>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 09:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7d2b66c823dc2365cf448575f26ba29a</guid>
                <category>Jean Espagnolle</category>        <comments>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-la-clef-du-vieux-francais-47794310-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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