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    <title><![CDATA[La langue verte et la cuite (Mario Alinei)]]></title>
    <link>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/categorie-10910973.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Mario Alinei&quot; du blog &quot;La langue verte et la cuite&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 16:23:14 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 16:23:14 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.la-langue-verte-et-la-cuite.com</copyright>            <category>Mario Alinei</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[A propos de Mario Alinei et de la théorie de la continuité]]></title>
        <link>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-sur-mario-alinei-47807550.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <br></span></span></strong>
  </div>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">« La recherche archéologique récente n’a pas apporté la preuve d’une grande invasion indo-européenne à
    laquelle cependant la linguistique reste attachée. Parmi les 70 ouvrages consacrés aux origines IE, la théorie la plus couramment admise aujourd’hui est cependant portée par des archéologues :
    Marija Gimbutas, dont la thèse est reprise par J. P. Mallory (...), considère que le proto-indo-européen se confond avec la culture pastorale des kurgans, née dans une vaste aire de la Russie
    méridionale et qui se serait imposée par la force, la « kurganisation » de l’Europe ayant entraîné son indo-européanisation sur le plan linguistique. Colin Renfrew (...) — autre archéologue —
    remplace l’invasion des guerriers pasteurs par l’arrivée de la révolution néolithique à partir de l’Orient, offrant donc une chronologie supérieure. Mais ce modèle aussi est démenti par les
    archéologues, qui donnent aux autochtones le rôle principal dans la néolithisation. Le seul modèle, selon Alinei, est celui de la continuité des populations et des langues indo-européennes et non
    indo-européennes de l’Europe dès le paléolithique, sans ignorer, bien entendu, les invasions d’importance mineure et la constitution de superstrats par des infiltrations de caractère élitaire et
    colonial à l’âge des métaux. (...)</span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">« Selon Alinei, on ne peut parler de « dialectes » aux périodes les plus anciennes, mais de variations géolinguistiques : en effet,
    l’existence de dialectes implique celle d’une « langue » de référence, expression d’une civilisation élitaire, qui n’apparaît qu’avec l’âge des métaux. A l’opposé de la chronologie
    traditionnelle, qui place l’origine des dialectes entre la disparition des langues antiques, considérées comme des fossiles, et l’apparition des langues modernes au moyen âge, Mario Alinei est
    persuadé que les dialectes actuels continuent pour partie les parlers de la préhistoire la plus ancienne. Leur conservatisme dérive de la distance sociale énorme entre les couches cultivées et
    les couches dialectophones, incultes, analphabétisées et statiques. »</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Jean Le Dû, review of Mario Alinei, <em>Origine delle lingue d’Europa, Etudes celtiques</em> n° 35,
    2003.</span><br>
    <br></span></span> <a href="http://www.continuitas.org/index.html"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">http://www.continuitas.org/index.html</span></span></span></a>
  </div>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 12:49:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8050584f53fcd7532364b53ea3b8bfc8</guid>
                <category>Mario Alinei</category>        <comments>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-sur-mario-alinei-47807550-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'état de la recherche (Mario Alinei)]]></title>
        <link>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-l-etat-de-la-recherche-47807402.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div style="text-align: center;">
      <span style="color: #333300;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
      <br></span></span></strong></span>
      <div style="text-align: justify;">
        <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je n’ai pas
        cru bon de corriger les quelques fautes et maladresses qui émaillent le texte de Mario Alinei, lequel ne s’exprime pas ici dans sa langue maternelle. L’article, de toute façon, est d'une
        grande clarté — Alinei est toujours d'une lecture simple et agréable. Concernant notre sujet, on verra que l'auteur n’a pas encore jugé utile de s’affranchir du présupposé néolatiniste, et
        que sa théorie s’en trouve passablement entravée, mais on ne doit pas douter que lui ou l’un de ses émules finira bien par sauter le pas. On a déjà pu voir</span></span></span></span></span>
        <a href="http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-30901781.html"><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
        "font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>(ICI)</strong></span></span></span></span></span></a> <span style="color: #333300;"><span style=
        "font-size: 12pt;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">qu'il remettait explicitement en question l’attribution
        d'une origine récente à nos patois. Ce fut le point de départ de la réflexion de Granier de Cassagnac</span> <em><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(Antiquité des patois.
        Antériorité de la langue française sur le latin)</span></em></span></span></span></span>. <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #333300;"><span style=
        "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(G.)</span></span></span>
      </div>
    </div><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><br></span></span>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La théorie courante parmi les spécialistes est aujourd’hui celle d’une
      savante américaine d’origine lithuanienne, mme Marija Gimbutas. Selon cette théorie les IE étaient des éleveurs et guerriers nomades, avec une organisation patriarcale et une religion céleste,
      qui envahirent l’Europe au commencement de l’Age des Métaux, environ au IV millenaire avant notre ère, en provenant de la Russie méridionale. Avant de se différencier, ils auraient subjugué les
      peuples qui habitaient l’Europe et l’Asie occidentale, et remplacé leur langues et leur cultures. Ces peuples subjugués, qui sont appelés pre-IE, selon cette théorie avaient des
      caracteristiques radicalment opposés a celles des invaseurs: ils étaient agriculteurs au lieu que pasteurs, pacifiques au lieu que guerriers, ils avaient une organisation matriarcale au lieu
      que patriarcale, et une religion terrestre au lieu que céleste.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Or, ce modèle est assez vulnerable. La critique principale est du côté
      archéologique: car l’archéologie ne dispose d’aucune preuve d’une telle invasion à&nbsp; échelle continentale, ni de la totale césure qu’on attendrait de voir dans le cadre culturel de l’Europe
      de l’Age des Métaux si cette invasion aurait eu lieu. Et il est difficile de s’imaginer que cette gigantesque colonisation de notre continent aurait pu avoir lieu sans laisser aucune trace,
      d’autant plus que cette invasion serait recente.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(...)</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">En outre, il y a beaucoup d’autres faiblesses dans cette vieillarde théorie
      traditionelle. Je mentionnerais les plus faciles à être résumées.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(1)&nbsp;&nbsp;&nbsp; L’idée de l’opposition ethnique, entre IE bergers et
      guerriers patriarcaux, et pré-IE cultivateurs pacifiques et matriarcaux n’est plus défendible à la lumière de la recherche moderne. Le problème avec cette opposition n’est pas qu’elle manque de
      preuves; au contraire, elle a été confirmée par la recherche moderne. Mais ce que la recherche récente a établi c’est que l’économie nomade pastorale, avec ses connotations guerrières et
      patriarcales, n’est pas indépendante de l’agriculture, comme on pensait au début du siècle, mais une variante secondaire de l’économie agricole, qui naît à l’intérieur, et pas en déhors, des
      populations néolithiques. L’opposition idéologique, d’organisation familiale et de religion est une opposition <span style="text-decoration: underline;">interne</span> aux societés
      néolithiques, et pas une opposition entre deux populations ethniques différentes. Si il y a donc des populations de pasteurs nomades en Europe, elles doivent être des populations cousines, si
      non soeurs, des populations agricoles de la même aire. On ne peut pas parler donc d’opposition entre IE et pré-IE, mais seulement d’opposition entre deux différentes couches IE, ou bien entre
      deux couches non-IE.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(2)&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il y a eu dans les deux dernières décades aumoins trois
      découvertes, qui ont changé le cadre chronologique traditionnel, sans que la théorie courante en a tenu compte.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La première découverte a été que le Hittite, une langue IE déjà séparée des
      autres, était écrite et parlée en Anatolie en 2000 av. J.C. environ. Or, si une langue IE était déjà séparée en 2000 av. J.C., il est difficile d’admettre que le IE commun est entré en Europe
      peu de temps avant, comme la théorie courante prétend.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La deuxième découverte, qui a confirmé et renforcé la première, est celle qui
      a reconnu dans la langue dite Linéaire B, écrite et parlée en Grèce au XV siècle de notre ère (*), une variété ancienne de Grec, dite grec Mycénéen. Cette découverte est encore plus importante
      que la première. Car le Hittite est une langue morte, sans liens avec la réalité présente. Le Grec Mycénien, en revanche, prouvent que les Grecs étaient arrivés en Grèce, en tant que population
      séparée, déjà au II millénaire. Il devient donc de plus en plus difficile d’exclure que la présence grecque en Grèce était encore plus ancienne, et que le même soit possible pour d’autres
      langues IE, en particulier pour le Latin qui appartient à la même aire méditerranéenne que le Grec et le Hittite.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La troisième découverte concerne le Latin et les langues italiques, et a été
      faite par un étruscologue italien. Il a pu démontrer ce qu’il appelle la suprémacie de l’ambiance latine et italique sur celle étrusque, et l’enorme contribution humaine latine et italique à la
      phase intense de développement culturel étrusque d’époque villanovienne, c.à.d. de l’Age du Fer. Cela démontre, ni plus ni moins, la présence latine et italique dans l’Italie pré-villanovienne,
      c’est à dire du II millénaire au plus tard.</span></span></span>
    </div><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    <strong><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">L’agrandissement de l’horizon chronologique</span></strong><br></span></span>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Tout converge à démontrer donc qu’il faut réviser le cadre chronologique de
      la théorie traditionnelle des origines des langues européennes, et aussi celui de la dialectologie dite romane, étant donné que le Latin doit être présent en Italie, et peut-être dans d’autres
      régions voisines, déjà au IIe millénaire, quand Rome n’éxistait même pas. Dans plusieurs de mes publications j’ai commencé cette revision en introduisant, à côté de la notion traditionnelle de
      Romanisation, la notion nouvelle de Latinisation. La Romanisation reste bien sûr un horizon fondamental de l’histoire des langues dites romanes grace à la Romanisation, mais elle n’est plus la
      seule. On y ajoute un niveau plus profond, qu’il faut appeler pre-roman, même s’il concerne le Latin, et qui est celui de la Latinisation et de l’Indo-Européisation. (...) En outre, le Latin et
      les autres langues italiques, ainsi que nous les connaissons dès leurs premières attestations écrites, appartiennent désormais à l’Age du Fer final, caractérisé par la stratification sociale la
      plus poussée. Et en tant que langues écrites, elles sont, selon la définition des archéologues modernes, l’expression des besoins des élites dominantes qui se sont formées dans l’Age des
      Métaux. Ceci veut dire qu’à côté du Latin et des langues italiques comme nous les connaissons, nous devons supposer une série de variantes ‘latines’ ou ‘italiques’ inconnues, mais
      contemporaines du Latin et des autres langues Italiques attestées, et différenciées d’elles au point de vue linguistique, socio-culturel et géographique.</span></span></span><br>
      <br>
      <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La formation des parlers dits romans de la Méditerranée peut -ou plutôt doit-
      commencer déjà dans la période de la Latinisation, sans attendre la Romanisation.</span></span></span><br>
      <br>
      <br>
      <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;">(Mario Alinei, « Vers un nouvel horizon
      chronologique pour l'origine et la formation des langues et des dialectes européens »</span></span><span style="font-size: 10pt;">, <em>Géolinguistique,</em> 6-1995,
      33-41.)</span></span><br></span>
    </div><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span> <span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">(*)</span> <span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il s’agit bien entendu du XVe siècle avant notre ère.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span></span></span></span></span></span>
    <div>
      <div style="text-align: center;">
        <span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
        "font-size: 12pt;">Pour lire l'article complet, cliquez <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/98/52/61/Mario-Alinei/nouvel_horizon.pdf">ici</a><a href=
        "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/98/52/61/Mario-Alinei/nouvel_horizon.pdf"></a></span></span></span></span></span></span>
      </div>
    </div><span style="color: #333300;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <br></span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span></span></span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 12:47:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b572b6edc628de944e097c90b54309a8</guid>
                <category>Mario Alinei</category>        <comments>http://www.la-langue-verte-et-la-cuite.com/article-l-etat-de-la-recherche-47807402-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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